Une violente catastrophe naturelle a frappé l’ouest du Burundi ce jeudi, laissant derrière elle un lourd bilan humain et matériel. À la suite de pluies diluviennes accompagnées d’orages, un glissement de terrain a ravagé plusieurs habitations dans la zone de Kirama, dans la commune de Rutunda, faisant au moins neuf morts et six blessés graves.
Selon les autorités locales, les victimes ont été surprises dans leur sommeil ou leurs activités quotidiennes, lorsque la terre détrempée s’est brusquement effondrée, ensevelissant des maisons entières.
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Dans une interview accordée à la presse locale, le chef de la zone de Kirama, Fulgence Nzosaba, a livré un bilan détaillé de la tragédie.
« Sept personnes sont mortes sur le coup, une autre a succombé à ses blessures à l’hôpital de Muramvya, et un dernier corps a été extrait des décombres ce vendredi matin », a-t-il précisé.
La saturation des sols, combinée à la précarité des habitations construites à flanc de colline, fait craindre de nouveaux glissements de terrain. Face à cette situation, M. Nzosaba a lancé un appel urgent à l’évacuation des populations vivant dans les zones jugées à haut risque.
Le responsable local a également exhorté le gouvernement burundais à déployer une assistance humanitaire immédiate pour venir en aide aux familles sinistrées, désormais privées de logement, de nourriture et de biens essentiels.
Cette catastrophe s’inscrit dans une dynamique régionale plus large marquée par la recrudescence des événements climatiques extrêmes en Afrique subsaharienne. Des pays comme le Mozambique, Madagascar, la Zambie ou encore l’Afrique du Sud font face à des inondations, tempêtes et glissements de terrain de plus en plus fréquents.
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Pour de nombreux experts, ces drames illustrent la vulnérabilité croissante du continent face au dérèglement climatique, dans un contexte où l’urbanisation non planifiée et la pression démographique aggravent l’exposition des populations aux risques naturels.

