Le président américain Donald Trump a annoncé le départ inattendu de sa ministre de la Justice, Pam Bondi, sur fond de tensions internes liées à la conduite des dossiers judiciaires sensibles.
Dans un message publié sur Truth Social, le chef de l’État a salué une « grande patriote », indiquant que Pam Bondi rejoindra prochainement le secteur privé. « Nous aimons Pam, et elle va rejoindre un poste important et très attendu dans le secteur privé », a-t-il déclaré.
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Derrière cette communication officielle, plusieurs sources évoquent des désaccords profonds entre Donald Trump et son ex-ministre, notamment sur l’absence de poursuites judiciaires visant certains de ses adversaires politiques, dont James Comey et Letitia James.
Cette éviction intervient dans un contexte politique déjà fragilisé, quelques semaines après la démission de Kristi Noem du département de la Sécurité intérieure, illustrant une période de turbulences au sein de l’exécutif américain.
Le mandat de Pam Bondi aura été marqué par des controverses, notamment ses auditions tendues devant le Congrès et les critiques récurrentes sur sa gestion du dossier Jeffrey Epstein. Elle laisse également une image controversée quant à l’indépendance du ministère de la Justice, accusé par certains d’avoir été instrumentalisé à des fins politiques.
Pour assurer l’intérim, Donald Trump a désigné son ancien avocat personnel, Todd Blanche. Cette nomination est perçue comme un signe supplémentaire de la volonté du président de renforcer son contrôle sur l’appareil judiciaire.
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Ce changement à la tête du ministère de la Justice ouvre une nouvelle séquence politique à États-Unis, où les questions d’indépendance judiciaire et de gouvernance continuent d’alimenter le débat public.
