La présidence ghanéenne a annoncé, le 20 février 2025, sa décision de porter devant l’arbitrage international le différend frontalier maritime qui l’oppose au Togo. Cette démarche vise à mettre fin à près de huit années de discussions bilatérales infructueuses autour du tracé de la frontière maritime entre les deux pays. Accra entend recourir aux mécanismes de règlement des différends prévus par la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer, sous l’égide de l’United Nations.
Dans un communiqué officiel, les autorités ghanéennes ont indiqué avoir déjà notifié leurs homologues togolais de cette initiative juridique. Le Ghana espère ainsi sortir d’une impasse diplomatique qui bloque l’exploitation de certaines ressources économiques potentielles, notamment les ressources halieutiques et les éventuels gisements d’hydrocarbures dans la zone contestée.
Le différend maritime repose sur une divergence d’interprétation du tracé frontalier. Le Ghana affirme s’appuyer sur une ligne de démarcation qu’il considère comme historiquement établie, tandis que le Togo soutient qu’aucune frontière maritime formelle n’a été juridiquement définie dans cette zone.
Au-delà des enjeux cartographiques, le litige comporte des dimensions économiques et sécuritaires. La procédure internationale est présentée par Accra comme une voie pour protéger ses intérêts économiques tout en préservant la stabilité régionale. Les autorités ghanéennes affirment que le recours à l’arbitrage vise également à favoriser un règlement pacifique et à éviter l’escalade des tensions diplomatiques entre les deux voisins ouest-africains.
Selon le communiqué présidentiel, l’arbitrage international apparaît désormais comme l’option la plus appropriée pour débloquer un contentieux vieux de plusieurs années et restaurer un climat de confiance entre les deux États.
Joseph Aciza

