Le TP Mazembe a dressé un bilan particulièrement lourd des violences survenues dimanche 8 mars 2026 lors du derby lushois qui l’opposait au FC Saint-Éloi Lupopo, disputé au Stade TP Mazembe dans la commune de Kamalondo.
Dans un communiqué publié le 9 mars, le club indique que plus de 500 sièges ont été arrachés, plusieurs véhicules stationnés dans l’enceinte du stade ont été caillassés, la signalétique détruite, les grilles de séparation arrachées et les portails endommagés. Les symboles du club ont également été vandalisés et plusieurs personnes ont été blessées.
Dans son communiqué, le TP Mazembe condamne des actes de destruction qu’il qualifie d’« accablants », rappelant que cette enceinte sportive est actuellement la seule homologuée en République démocratique du Congo par la FIFA et la Confédération africaine de football pour accueillir des compétitions africaines.
Le club affirme que l’ensemble des incidents a été filmé par les caméras de surveillance du stade ainsi que par les équipes de reportage présentes sur place.
« Les preuves sont accablantes et irréfutables », souligne le communiqué.
La direction du club, en présence des délégués de la Ligue Nationale de Football (Linafoot) et de la Police nationale congolaise, a procédé immédiatement après les incidents à un constat détaillé des dégâts dans les tribunes et dans les différentes installations du stade.
Une « trahison morale », selon Mazembe
Le secrétaire général du club, Frédéric Kitengie Kinkumba, a dénoncé des actes qu’il juge particulièrement graves.
Selon lui, la destruction d’infrastructures appartenant au TP Mazembe constitue une « trahison morale », d’autant plus que le FC Saint-Éloi Lupopo a récemment disputé ses rencontres africaines dans cette même enceinte, faute d’autres stades homologués dans le pays.
Le club souligne également que ces incidents interviennent à seulement une semaine d’un match de compétition africaine prévu dans ce stade.
Pour les dirigeants du TP Mazembe, les conséquences dépassent désormais le cadre sportif. Selon eux, ces violences portent atteinte à l’image du football de la République démocratique du Congo sur la scène continentale et internationale.
Face à l’ampleur des dégâts, le club demande aux instances sportives de prendre des mesures disciplinaires contre les auteurs des violences.
Le TP Mazembe exige notamment la condamnation ferme des actes de vandalisme par la Ligue Nationale de Football, la Fédération congolaise de football association et les autorités compétentes, l’identification et la sanction des auteurs, commanditaires et complices des violences, la réparation intégrale et immédiate des installations endommagées, ainsi que l’indemnisation des personnes blessées et des propriétaires de véhicules endommagés.
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Le club affirme également être prêt à mettre à la disposition des autorités judiciaires et sportives l’ensemble des images de vidéosurveillance documentant les incidents.
Les dirigeants du TP Mazembe se réservent le droit d’engager toutes les actions judiciaires et disciplinaires nécessaires pour obtenir réparation.
Dans son communiqué, le club rappelle que le football doit rester un espace de fair-play et de fraternité.
« Que nul ne s’y trompe : le TP Mazembe défendra ses intérêts avec toute la rigueur et toute la détermination que les circonstances exigent », conclut le document.
Séraphin Mapenzi
