La Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC), axe Sud, alerte sur la situation alarmante des réfugiés congolais originaires d’Uvira, installés au Burundi à la suite des affrontements entre les AFC-M23 et les FARDC dans la ville et le territoire d’Uvira.
Contacté le jeudi 19 février 2026, Martin Mafikiri, coordonnateur provincial de la NSCC axe Sud, décrit une situation préoccupante : Absence de logements décents, manque d’accès à une alimentation suffisante, difficultés pour obtenir des soins médicaux, problèmes d’hygiène, particulièrement pour les femmes et les enfants.
Ces carences exposent les réfugiés à des risques graves pour leur santé et entravent leur intégration sociale. Selon la NSCC, plus de 60 décès par semaine sont enregistrés dans les camps et les villes burundaises où vivent ces réfugiés, en dépit de la présence d’organisations humanitaires telles que le HCR et des autorités locales.
Les élèves réfugiés sont également bloqués dans les camps ou les villes, incapables de retourner à Uvira pour reprendre les cours ou passer les examens, ce qui compromet gravement leur scolarité.
Face à cette situation, la NSCC formule deux recommandations principales. Il s’agit de faciliter un couloir humanitaire permettant le retour des élèves et des réfugiés, ouvrir la frontière de Kavimvira afin de permettre un retour volontaire sécurisé, relancer les activités commerciales et soutenir la reprise des projets locaux, notamment les travaux d’infrastructures.
Martin Mafikiri souligne que si aucune mesure concrète n’est prise, la NSCC pourrait recourir à des actions citoyennes pour attirer l’attention du gouvernement burundais et des acteurs humanitaires sur l’urgence de cette crise.
« La priorité majeure reste le retour général de nos compatriotes à Uvira, plutôt que de les laisser continuer à souffrir dans les camps et villes du Burundi », conclut-il.

