Le FC Saint-Éloi Lupopo a vivement réagi au communiqué publié par le TP Mazembe après les violences survenues dimanche 8 mars 2026 lors du derby lushois disputé au Stade TP Mazembe, dans la commune de Kamalondo.
Dans un communiqué rendu public lundi 9 mars, le club lushois affirme condamner « avec la plus grande énergie » les incidents ayant émaillé cette rencontre et accuse le camp adverse d’avoir orchestré un climat de violence pour éviter ce qu’il qualifie d’« humiliation sportive ».
Dans le document consulté par la rédaction sportive de La Prunelle RDC, le FC Saint-Éloi Lupopo affirme que le derby, censé être une fête du football, s’est transformé en scène de chaos et de violence.
Le club soutient que plusieurs incidents se seraient produits dès la première période de la rencontre.
Selon la version présentée par Lupopo, certains de ses joueurs auraient été empêchés de regagner les vestiaires à la mi-temps, ce qui aurait contribué à instaurer un climat de tension dans le stade.
Dans son communiqué, le club affirme également avoir observé ce qu’il décrit comme des pratiques fétichistes de la part du gardien adverse au moment du retour des joueurs sur le terrain.
Lupopo évoque aussi des comportements jugés suspects entre le banc de touche du TP Mazembe et certains ramasseurs de ballons, accusés d’avoir aspergé le terrain et les ballons de substances non identifiées.
Le FC Saint-Éloi Lupopo affirme que la situation aurait dégénéré lorsque des stadiers et supporters locaux ont envahi l’aire de jeu.
Le secrétaire général du club, Jean-Luc Kapend, affirme que des images en possession du club montreraient des supporters adverses arrachant les sièges du stade pour les utiliser comme projectiles.
Selon lui, le banc de touche de Lupopo aurait également été pris pour cible par des jets d’objets et des agressions physiques.
« C’est dans un climat d’insécurité totale que le match a été définitivement interrompu », affirme le communiqué.
Le club déplore également ce qu’il considère comme une défaillance dans l’organisation sécuritaire du derby.
Selon Lupopo, ses joueurs, officiels et supporters auraient été pris au piège dans une situation de violence généralisée, alors que l’intervention des forces de l’ordre serait intervenue tardivement.
Le club évoque également un dispositif policier insuffisant pour sécuriser une rencontre de cette importance.
Face à ces incidents, le FC Saint-Éloi Lupopo appelle les instances sportives nationales, notamment la Ligue Nationale de Football et la Fédération congolaise de football association, à prendre des sanctions qu’il souhaite « exemplaires ».
Le club affirme qu’il ne peut être tenu responsable des violences, rappelant qu’il n’est ni l’organisateur de la rencontre ni le propriétaire du stade.
« Le football congolais ne sortira grandi que si la justice sportive est rendue avec une rigueur absolue », conclut le communiqué.
