Les autorités vénézuéliennes ont annoncé, vendredi 21 février 2026, la libération de 379 prisonniers politiques, une mesure rendue possible par l’entrée en vigueur d’une loi d’amnistie votée à l’unanimité par l’Assemblée nationale. Cette décision marque une étape importante dans le processus de transition politique en cours sous le gouvernement intérimaire du pays.
Selon le député Jorge Arreaza, responsable de la commission chargée du suivi de l’application de la loi, les 379 personnes concernées doivent être libérées entre la soirée de vendredi et samedi matin. Pour valider juridiquement ces libérations, le bureau du procureur général a transmis les dossiers aux tribunaux compétents, qui doivent désormais confirmer les ordonnances d’amnistie.
Cette libération massive fait suite à l’approbation, jeudi dernier, d’une loi d’amnistie historique par la quasi-totalité des députés siégeant à l’Assemblée nationale. La loi prévoit la remise de peines pour des détenus accusés de crimes liés à des actions politiques menées au cours des dernières décennies, dans un contexte de réformes après la chute du régime de l’ancien président Nicolás Maduro.
Sur le terrain, l’annonce a suscité une forte émotion. De nombreux proches de détenus, massés depuis plusieurs semaines devant des centres pénitentiaires comme celui de Caracas, espèrent voir leur parent sortir de prison dans les heures qui viennent.
La mise en œuvre de cette loi s’inscrit dans un contexte de transition politique profonde au Venezuela, après que les autorités intérimaires ont amorcé plusieurs réformes, dont la libération conditionnelle de centaines de prisonniers depuis le début de l’année. Malgré ces avancées, des dizaines d’autres personnes restent encore en détention pour des raisons similaires.

