Au moins 53 réfugiés congolais originaires de l’est de la République démocratique du Congo sont décédés après avoir traversé la frontière vers le Burundi, selon l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR). Une situation alarmante qui survient dans un contexte d’afflux massif de populations fuyant les violences armées.
D’après les données communiquées par le HCR, 25 personnes sont mortes du choléra, tandis que six autres ont succombé à une anémie sévère et à des complications liées à la malnutrition. Les 22 décès restants font encore l’objet d’investigations médicales, afin d’en déterminer précisément les causes.
Dans une déclaration transmise à l’agence Reuters vendredi soir, le HCR indique travailler en étroite collaboration avec le ministère burundais de la Santé pour identifier les pathologies à l’origine des décès non encore documentés et renforcer la riposte sanitaire.
Cette urgence humanitaire intervient alors que plus de 100 000 Congolais ont trouvé refuge au Burundi depuis le début du mois de décembre, à la suite de l’intensification des combats dans l’est de la RDC et de la prise de la ville stratégique d’Uvira par les rebelles du M23.
Face à cette crise, le ministère congolais des Affaires sociales a annoncé le déploiement d’une mission humanitaire visant à fournir des vivres, des médicaments et des kits de première nécessité aux réfugiés congolais installés sur le territoire burundais.
Malgré la gravité des faits rapportés par les Nations Unies, les autorités burundaises restent discrètes. Le porte-parole de l’Office national de protection des réfugiés et des apatrides (ONPRA), sollicité à plusieurs reprises par la presse internationale, n’a pas encore réagi officiellement.
Joseph Aciza

