Le Kenya fait face à une pression humanitaire croissante, avec plus de 57.000 réfugiés et demandeurs d’asile enregistrés depuis février 2023 sur l’ensemble du territoire national. Selon les autorités kényanes, plus de 100.000 personnes supplémentaires non encore enregistrées sont en cours d’inscription, principalement dans les camps de Kakuma, Dadaab, ainsi que dans les zones urbaines comme Nairobi.
Lors d’une rencontre avec le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Dr Barham Ahmed Salih, Musalia Mudavadi, Premier secrétaire du Cabinet et chargé des Affaires étrangères et de la Diaspora, a présenté les efforts du Kenya pour gérer cette crise.
Il a notamment évoqué le Plan Shirika, une initiative conjointe du gouvernement kényan et du HCR, visant à transformer les camps de réfugiés en établissements intégrés favorisant l’inclusion socio-économique.
« Ce plan permet d’alléger la pression sur les communautés d’accueil tout en favorisant l’autonomie des réfugiés et des populations locales grâce à un meilleur accès à la santé, à l’éducation, à la protection sociale, à la gestion de l’environnement et à des moyens de subsistance durables », a expliqué Musalia Mudavadi.
La plupart de ces réfugiés et demandeurs d’asile fuient les conflits armés et attaques dans la région des Grands Lacs et d’autres zones touchées par la guerre, entraînant des milliers de morts et provoquant d’importants mouvements de population vers les pays voisins, dont le Kenya, qui reste un refuge majeur dans la région.

