Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH) a dénoncé la violation de l’accès libre à la communication et à l’information consécutive à la coupure de la connexion internet sur l’ensemble du territoire ougandais, intervenue à quelques jours des élections.
Dans un message publié sur son compte X (anciennement Twitter), le Bureau des droits de l’homme des Nations Unies rappelle que « l’accès libre à la communication et à l’information est essentiel à la tenue d’élections libres et authentiques ». L’institution onusienne souligne que tous les citoyens doivent pouvoir s’exprimer et s’informer librement dans un contexte électoral.
Lire aussi : Ouganda : coupure brutale d’Internet à quelques heures d’un scrutin décisif
Le HCDH insiste également sur le fait que tous les Ougandais doivent être en mesure de participer pleinement à la construction de leur avenir et de celui de leur pays, sans entraves à leurs droits fondamentaux.
Par ailleurs, l’agence onusienne dénonce la suspension de dix organisations non gouvernementales à la veille du scrutin, une mesure jugée préoccupante pour l’espace civique et la participation citoyenne.
Cette réaction intervient alors qu’à quelques heures de l’élection présidentielle, les autorités ougandaises ont ordonné une suspension quasi totale de l’accès à Internet et aux réseaux sociaux. La mesure est entrée en vigueur le 13 janvier 2026 à 18 heures, dans un climat politique tendu marqué par la candidature de l’opposant Bobi Wine face au président sortant Yoweri Museveni, au pouvoir depuis près de quarante ans.

