À l’occasion de la première Journée nationale du souvenir, ce dimanche 18 janvier 2026, le président sierra-léonais Julius Maada Bio a présenté des excuses solennelles aux victimes de la guerre civile (1991-2002), un conflit ayant fait près de 120.000 morts et marqué par des mutilations et l’utilisation massive d’enfants-soldats.
« Je demande pardon au nom de notre nation et de nos dirigeants, passés et présents. Nous ne pouvons pas effacer ce qui a été fait, mais nous pouvons y faire face avec humilité, honnêteté et courage », a déclaré le chef de l’État, ancien militaire ayant appartenu à la junte au pouvoir durant les « années de braise ». Ce geste répond à une recommandation historique de la Commission Vérité et Réconciliation (CVR), reconnaissant la responsabilité institutionnelle de l’État dans les atrocités commises.
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La cérémonie, tenue à Freetown, a rassemblé des rescapés, amputés et blessés de guerre, vêtus de blanc, devant des tombes symboliques en mémoire des victimes. Le président a également appelé la population à la vigilance face aux discours haineux, notamment sur les réseaux sociaux, afin de préserver la cohésion nationale et d’avancer vers une réconciliation durable.
En instaurant cette Journée nationale du souvenir, la Sierra Leone franchit une étape importante dans le processus de catharsis collective, transformant les douleurs du passé en un socle pour la paix et la dignité de son peuple.

