La Cour constitutionnelle de la République centrafricaine (RCA) a confirmé la réélection de Faustin-Archange Touadéra à la présidence de la République avec 77,90 % des suffrages, à l’issue du scrutin présidentiel organisé le 28 décembre 2025.
Dans sa décision rendue publique, la haute juridiction a également annoncé le rejet du recours déposé par Anicet-George Dologuélé, principal opposant du chef de l’État sortant, qui dénonçait une « fraude massive » et demandait l’annulation des résultats provisoires. Dologuélé arrive en deuxième position avec 13,50 % des voix.
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Selon la Cour constitutionnelle, les irrégularités évoquées par l’opposition n’étaient pas de nature à remettre en cause la sincérité globale du scrutin.
Henri-Marie Dondra, autre candidat de l’opposition, classé troisième avec 2,97 % des voix, avait lui aussi dénoncé l’organisation du vote et appelé à une « annulation pure et simple » du scrutin, avant de renoncer finalement à déposer un recours.
Élu une première fois en 2016, puis réélu en 2020 lors d’un scrutin déjà contesté, Faustin-Archange Touadéra entame ainsi un troisième mandat, rendu possible par l’adoption en 2023 d’une nouvelle Constitution. Cette réforme, très critiquée par l’opposition, a levé les limitations de mandats présidentiels.
Le scrutin s’est tenu dans un contexte sécuritaire tendu et de fortes divisions politiques. Selon l’Autorité nationale des élections (ANE), le taux de participation pour le quadruple scrutin (présidentiel, législatif, régional et municipal) a été de 52,43 %.
Pour rappel, l’ANE avait annoncé le 5 janvier 2026 des résultats provisoires donnant Touadéra vainqueur avec 76,15 % des voix, un score désormais confirmé et même légèrement revu à la hausse par la Cour constitutionnelle.
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Faustin-Archange Touadéra conserve ainsi la tête d’un pays toujours confronté à de lourds défis sécuritaires, économiques et politiques.

