L’Afrique du Nord connaît des intempéries d’une intensité rare après plusieurs années de sécheresse. En l’espace de 24 heures, des pluies diluviennes ont coûté la vie à au moins cinq personnes et paralysé plusieurs régions de Tunisie et d’Algérie.
Le bilan le plus lourd est enregistré en Tunisie, où quatre personnes ont péri à Moknine, emportées par des crues soudaines, a annoncé Raouf Al-Marouani, directeur régional de la protection civile. L’Institut national de la météorologie (INM) a confirmé la gravité de l’événement, avec des précipitations record atteignant 230 mm à Monastir et plus de 200 mm à Sidi Bou Saïd.
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À Tunis, la capitale est quasiment à l’arrêt : le réseau de transport public est suspendu et les écoles ont fermé dans 11 gouvernorats par mesure de sécurité. Plusieurs représentations diplomatiques, dont celles de la France, de l’Allemagne et du Canada, ont également temporairement suspendu leurs activités.
L’Algérie n’est pas épargnée : dans la wilaya de Relizane, à l’ouest, le corps d’un homme de 60 ans a été retrouvé à proximité de l’oued Al-Safa. Les dégâts matériels sont significatifs, avec des effondrements partiels de bâtiments dans le centre et l’ouest du pays, mais aucune autre victime n’est signalée pour l’instant.
Les secours restent en alerte : les prévisions annoncent des vents violents pouvant atteindre 90 km/h et des chutes de neige importantes sur les reliefs dépassant 1.100 mètres.
Si ces pluies mettent fin à une période de sécheresse prolongée et permettent de renflouer partiellement les barrages, les autorités préviennent que ce surplus reste insuffisant pour combler le déficit hydrique accumulé ces dernières années.

