Les autorités provinciales du Maniema ont formellement démenti, ce 21 janvier 2026, les rumeurs faisant état d’un prétendu phénomène de disparition des organes génitaux masculins à Kindu. Le ministère provincial de l’Intérieur parle d’un « faux bruit » et met en garde contre toute propagation de cette information qui a déjà semé la panique dans la population.
Depuis plusieurs semaines, des messages d’alerte circulent massivement sur les réseaux sociaux et via des groupes WhatsApp, affirmant que des hommes verraient leur pénis « disparaître » après avoir serré la main à certaines personnes présentées comme des « voleurs d’organes ».
D’autres publications vont jusqu’à expliquer que ces prétendus auteurs utiliseraient des pratiques mystérieuses pour faire disparaître les organes génitaux, tandis que des images, largement partagées, montrent des pénis prétendument « protégés » à l’aide d’épingles ou de dispositifs censés empêcher leur vol.
Ces contenus viraux ont provoqué une vive inquiétude à Kindu et dans ses environs, créant un climat de peur, de suspicion et de méfiance entre les habitants. Certaines personnes affirment même éviter de serrer la main en public, de peur d’être victimes de ce supposé phénomène.
Pourtant, aucune preuve médicale, sanitaire ou policière n’a confirmé l’existence de tels cas.
Face à l’ampleur de ces rumeurs, le ministère provincial de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières est intervenu par un communiqué officiel rendu public le 21 janvier 2026. Le gouvernement provincial y affirme clairement que « la rumeur qui circule comme quoi le phénomène de disparition des sexes ou organes génitaux masculins bat son plein à Kindu est un faux bruit ».
Dans ce document, les autorités provinciales annoncent trois mesures principales :
- Toute personne qui continuerait à diffuser cette rumeur s’expose à des poursuites judiciaires pour avoir semé la panique au sein de la population ;
- Toute personne qui s’en prendrait physiquement à un individu accusé sans preuve d’être à l’origine de ce prétendu phénomène sera également poursuivie ;
- La population de Kindu est appelée à vaquer librement à ses occupations, sans céder à la peur.
Le communiqué a été signé à Kindu par Georges Kasongo Wa Muya, ministre provincial de la Justice, assurant l’intérim du ministre provincial de l’Intérieur, actuellement en mission.
Sur le plan scientifique et médical, ce type de rumeur n’est pas nouveau en Afrique et dans d’autres régions du monde. Il s’agit généralement de phénomènes de panique collective et de désinformation, souvent amplifiés par les réseaux sociaux, où des troubles psychosomatiques, la peur et la suggestion peuvent amener certaines personnes à croire à une perte ou à une anomalie corporelle inexistante.
Dans le cas de Kindu, aucune structure de santé n’a signalé de patients présentant une disparition réelle des organes génitaux, et aucun dossier n’a été documenté par les services de sécurité.
Les informations faisant état d’un « vol de pénis » à Kindu ne reposent sur aucun fait vérifié. Elles sont officiellement démenties par les autorités provinciales et ne sont soutenues par aucune preuve médicale ou judiciaire.
Les autorités appellent ainsi la population à la vigilance face aux fausses informations, à ne pas relayer les rumeurs et à éviter toute violence basée sur des accusations infondées.

