Chaque 24 janvier, le monde célèbre la Journée internationale du sport féminin, une initiative visant à lutter contre les stéréotypes, promouvoir la mixité dans toutes les disciplines sportives et valoriser les performances des femmes athlètes dans les médias et sur les réseaux sociaux.
Au-delà de la visibilité et de l’égalité, cette journée est aussi l’occasion de rappeler le rôle fondamental du sport dans la santé et le bien-être de la femme.
À Bukavu, Jonathan Murhimanyi, kinésithérapeute à l’Hôpital général de référence, souligne l’importance des exercices physiques réguliers dans la prévention de nombreuses maladies chez la femme.
Selon lui, la pratique sportive contribue notamment à réduire le risque de maladies cardiovasculaires, en améliorant la circulation sanguine et en régulant la pression artérielle.
Le spécialiste évoque également d’autres bénéfices majeurs : le renforcement des os, contribuant à prévenir l’ostéoporose, une maladie souvent liée à la ménopause, l’amélioration du bien-être mental, et la régulation hormonale.
« Lorsque l’on pratique régulièrement une activité physique, le corps libère des endorphines qui améliorent la qualité du sommeil, l’humeur et réduisent les symptômes de la dépression et de l’anxiété », explique Jonathan Murhimanyi.
Le kinésithérapeute rappelle toutefois que le sport peut devenir risqué dans certaines situations médicales spécifiques, notamment en cas de : maladies cardiovasculaires ou pulmonaires, hypertension non contrôlée, cancer ou tumeur évolutive, notamment cérébrale, ou grossesse à haut risque.
Dans ces cas, une évaluation médicale préalable est indispensable avant toute activité physique.
La Journée internationale du sport féminin a été créée par le Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF) en collaboration avec le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA). Elle vise à accroître la visibilité du sport féminin et à améliorer sa représentation dans les médias, afin de promouvoir l’égalité et la reconnaissance des femmes dans le sport.
En ce 24 janvier, le message est clair : le sport n’est pas seulement une compétition, c’est aussi un outil puissant de santé, d’émancipation et de dignité pour toutes les femmes.

