Un pas important vient d’être franchi dans le processus de retour des populations déplacées par les violences de Boko Haram. Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a officiellement autorisé, ce lundi, le rapatriement volontaire de plus de 3.000 réfugiés nigérians installés dans l’extrême-nord du Cameroun.
Selon l’Agence de presse du Nigeria (NAN), cette décision est l’aboutissement d’un processus conjoint de vérification mené par les autorités fédérales nigérianes, le gouvernement camerounais, l’exécutif de l’État de Borno et le HCR, au camp de réfugiés de Minawao, près de Maroua.
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La cheffe du bureau du HCR à Maroua, Rudacogora Monique, a confirmé que les conditions sécuritaires et logistiques sont désormais réunies pour assurer un retour « sûr, digne et volontaire » aux 3.122 personnes concernées.
Dans le détail, 306 réfugiés, regroupés en 71 ménages, regagneront la localité de Gwoza, tandis que 2 816 autres, issus de 486 ménages, retourneront à Bama, deux zones de l’État de Borno durement affectées par l’insurrection armée ces dernières années.
Cette opération s’inscrit dans le cadre de l’accord tripartite liant le Nigeria, le Cameroun et le HCR, qui encadre les modalités de rapatriement volontaire des réfugiés nigérians. Mme Rudacogora Monique a salué la coopération étroite entre les parties prenantes, mettant en avant leur engagement commun à garantir la protection et le bien-être des rapatriés tout au long du processus.
Contraintes de fuir leurs foyers à cause de l’insécurité, ces familles entament désormais une nouvelle phase de réinstallation dans leurs communautés d’origine. Ce retour marque une étape symbolique dans les efforts de stabilisation et de reconstruction de l’État de Borno, encore confronté à d’importants défis sécuritaires et humanitaires.

