Le rapatriement volontaire des réfugiés burundais se poursuit à un rythme soutenu. 2.439 Burundais, regroupés en 762 ménages, sont rentrés au pays en provenance de la Tanzanie en franchissant la frontière de Gisuru, dans la province de Buhumuza, au cours de la journée de jeudi.
L’annonce a été faite par Jean-Claude Nduwayo, secrétaire permanent au ministère de l’Intérieur, de la Sécurité publique et du Développement communautaire, lors d’une intervention sur la radio nationale. Située à environ 300 kilomètres à l’est de Bujumbura, la commune de Gisurus’impose de plus en plus comme un point clé du retour des exilés burundais, dont beaucoup avaient quitté le pays depuis plus de dix ans.
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Ce mouvement de retour bénéficie de l’appui logistique et financier du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). Selon Brigitte Mukanga-Eno, représentante du HCR à Bujumbura, plus de 9.000 Burundais ont déjà regagné leur pays depuis le 1er janvier 2026.
Chaque rapatrié reçoit un kit d’assistance destiné à faciliter sa réintégration. Celui-ci comprend une aide financière de 220 dollars pour la subsistance et le transport, des vivres pour les trois premiers mois, ainsi qu’une carte d’assistance médicale garantissant l’accès aux soins de santé.
Malgré cette dynamique positive, les défis demeurent importants. Au 31 décembre 2025, le HCR recensait encore 253.405 réfugiés burundais vivant dans les pays de la région. La Tanzanie reste le principal pays d’accueil avec plus de 101.000 réfugiés, devant le Rwanda, la République démocratique du Congo, l’Ouganda et le Kenya.
Ces retours sont largement attribués à l’amélioration du climat sécuritaire au Burundi. La majorité des réfugiés avaient fui le pays lors de la crise politique de 2015, déclenchée par la candidature controversée du président Pierre Nkurunziza à un troisième mandat. Aujourd’hui, les autorités burundaises et leurs partenaires internationaux considèrent ces rapatriements comme un signe encourageant d’un retour progressif à une paix durable.

