Trois soldats ont été tués et plusieurs autres blessés lors d’une offensive coordonnée menée par des groupes armés dans le sud de la Libye le lundi dernier, ciblant plusieurs points stratégiques le long de la frontière avec le Niger.
Selon un communiqué du Commandement général des forces basées dans l’est du pays, l’attaque a notamment visé le poste-frontière d’Al-Toum, où certains soldats auraient été capturés. Les secteurs de Wadi Bougrara et de Salvador, situés à proximité de la frontière, ont également été touchés simultanément par les assaillants.
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L’état-major libyen attribue cette déstabilisation à « des groupes criminels impliqués dans des opérations de contrebande », précisant que les sites visés ont été récupérés et sécurisés, mais qu’une opération de ratissage est toujours en cours pour traquer les assaillants, qui auraient pris la fuite vers le Niger.
L’incident semble toutefois revêtir une dimension politique. Un groupe se faisant appeler les Révolutionnaires du Sud a revendiqué la prise de contrôle d’Al-Toum. Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, un porte-parole a justifié l’opération par la volonté de « corriger le cours de la Révolution du 17 février », en référence au soulèvement de 2011 qui avait mis fin au régime de Mouammar Kadhafi.
Cette nouvelle attaque souligne la fragilité sécuritaire persistante de la zone frontalière du Sud-Libyen, devenue un carrefour de tensions entre revendications politiques et réseaux transfrontaliers.

