L’heure de la rédemption a sonné pour Junior Ilunga Makabu. Ancien champion du monde WBC des poids lourds-légers, le boxeur congolais a officiellement lancé sa campagne de reconquête du trône mondial. En ligne de mire : un affrontement face à l’actuel détenteur de la ceinture verte et or, le Germano-Arménien Noel Mikaelian, avec l’objectif clair de ramener le titre en République démocratique du Congo dès 2026.
Après un règne historique dans la catégorie des cruiserweights, Makabu avait été détrôné par le Suédois Badou Jack. Mais la hiérarchie a changé : en décembre dernier, Noel Mikaelian s’est emparé du titre WBC en battant Jack, ouvrant ainsi une nouvelle ère dans la division — et une nouvelle fenêtre d’opportunité pour le Congolais.
Lire aussi : George Foreman, légende américaine de la boxe, battu par Mohamed Ali, est mort à 76 ans
Makabu ne revient pas les mains vides. Il s’est récemment emparé du titre WBC Africa après avoir mis KO l’Égyptien Wagdy Attia dès le troisième round, démontrant que sa puissance de frappe et son instinct de finisseur sont toujours intacts.
Cette ceinture continentale lui permet de réintégrer le classement officiel des challengers de la WBC, le plaçant à nouveau sur la trajectoire d’un combat mondial.
Pour donner le coup d’envoi de cette nouvelle campagne, le « Jaguar » a tenu une conférence de presse ce vendredi à Kinshasa. Devant les médias nationaux et internationaux, il a présenté son calendrier de préparation pour la saison 2026, les axes techniques prévus pour contrer le style mobile et tactique de Mikaelian et sa vision pour le développement de la boxe congolaise.
Makabu veut transformer ce retour en projet sportif et national, capable d’inspirer la jeunesse et de redonner à la RDC une place centrale dans le noble art mondial.
Lire aussi : Boxe: Martin Bakole nouveau numéro Un mondial des poids lourds WBA
Au-delà du titre, ce duel porte une charge symbolique forte. Pour les amateurs de boxe en RDC et en Afrique, Makabu incarne la résilience, la persévérance et la renaissance.
Une victoire en 2026 ne serait pas seulement celle d’un homme, mais celle d’un pays et d’un continent, confirmant que la RDC reste une terre de champions.

