L’Irak a décrété, dimanche, un deuil national de trois jours à la suite de la mort du guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, tué samedi 28 février 2026 lors des frappes israéliennes et américaines contre l’Iran.
L’annonce a été faite par Bassem Al-Awadi, porte-parole officiel du gouvernement irakien, dans un communiqué rendu public le même jour.
Selon Bassem Al-Awadi, la mort de l’ayatollah constitue un acte « qui viole toutes les normes humaines et morales », ainsi qu’une « violation manifeste des lois et conventions internationales ».
« Avec une profonde tristesse et affliction, nous présentons nos condoléances aux fils et filles du peuple iranien distingué, ainsi qu’à toute la nation islamique, suite au décès du savant et dirigeant suprême, Son Éminence l’Ayatollah Al-Uzma Sayyid Ali Hosseini Khamenei », indique le communiqué.
Le gouvernement irakien considère le défunt comme un « martyr », saluant un parcours qu’il qualifie de marqué par « la fidélité aux principes » et « la défense de sa nation face à l’injustice et la tyrannie ».
Dans la même déclaration, Bagdad réitère son appel « sérieux » à un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel, afin d’éviter une escalade susceptible de plonger la région dans « des niveaux de violence sans précédent » et de compromettre la sécurité et la paix internationales.
« Le gouvernement irakien annonce également un deuil national de trois jours à travers tout le pays. Que la miséricorde et la satisfaction de Dieu soient sur le martyr béni (…) Nous appartenons à Dieu et c’est vers Lui que nous retournons », conclut le communiqué.
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La mort d’Ali Khamenei, confirmée samedi soir, intervient dans un contexte de conflit ouvert entre l’Iran, Israël et les États-Unis, marqué par une intensification des frappes et des tirs de missiles dans la région.

