Le monde culturel de Bukavu est en deuil. Le corps sans vie de l’artiste rappeur Byamungu Mugisho, connu sous le nom de scène Américano, a été découvert ce mardi 21 avril 2026, flottant sur les eaux de la Rivière Ruzizi.
Selon le témoignage d’un membre de la Synergie des artistes de Bukavu (SYD’ARBU), la victime était portée disparue depuis environ une semaine.
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« Son corps était déjà en décomposition. Nous appelons à la mobilisation et aux contributions pour des obsèques dignes, bien que ce soit une nouvelle surprenante », a déclaré « Mzee Kweety » dans un message audio largement relayé sur des groupes WhatsApp.
Figure emblématique de la scène hip-hop locale, Américano était reconnu pour son énergie artistique et ses chansons à caractère éducatif. Son titre « Kazi ni Kazi » reste particulièrement marquant pour son message encourageant au travail et à la persévérance.
Sur les réseaux sociaux, notamment Facebook et x (ex Twitter), de nombreux artistes et acteurs culturels lui ont rendu hommage, saluant la mémoire d’un artiste considéré comme une véritable référence.
L’humoriste Joyeux Bin Kabodjo a écrit : « Avec la disparition d’Américano, Bukavu perd bien plus qu’un artiste. Nous perdons une voix, une énergie qui a bercé toute une génération, la mienne comprise. »
De son côté, monsieur Steve Wembi a évoqué des souvenirs personnels.
« Tu n’étais pas seulement un rappeur talentueux, tu étais une âme vraie. Ensemble, à Bukavu, nous avons construit bien plus qu’un groupe — Bk Stars, c’était notre rêve, notre voix, notre histoire. »
Le décès tragique d’Américano intervient après plusieurs mois d’absence sur la scène musicale, période durant laquelle il ne participait plus à des projets artistiques ni à des collaborations.
Malgré ce retrait, il demeurait présent dans la mémoire collective des mélomanes, notamment pour avoir contribué à l’émergence d’artistes comme Afande Ready, aujourd’hui figure majeure de la culture urbaine locale.
Selon certaines sources proches de l’artiste, celui-ci faisait face à des difficultés socio-économiques et aurait sombré dans la consommation excessive de boissons alcoolisées.
La disparition d’Américano laisse un vide profond dans le paysage culturel de Bukavu. Toutefois, son œuvre et son influence continueront de vivre à travers les générations qu’il a inspirées.
