Le gouvernement du Tchad a décrété, mercredi 6 mai 2026, un deuil national de 72 heures à la suite des attaques meurtrières attribuées au groupe armé Boko Haram dans la province du Lac.
La décision a été officialisée à travers le décret présidentiel N°0835, rendu public par la présidence de la République, afin de rendre hommage aux militaires tchadiens tombés lors des récentes offensives.
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Selon les autorités, cette période de recueillement s’étendra du mercredi 6 mai à minuit jusqu’au samedi 9 mai 2026. Pendant cette durée, les drapeaux seront mis en berne sur toute l’étendue du territoire national, les activités festives suspendues et les médias invités à diffuser essentiellement des programmes religieux et de recueillement.
L’attaque la plus meurtrière s’est produite lundi 4 mai sur l’île de Barka Tolorom, dans la province du Lac. D’après l’état-major général des armées, une position militaire tchadienne a été prise pour cible par des combattants de Boko Haram.
Le bilan officiel communiqué par les autorités fait état de 23 soldats tués et 26 autres blessés.
Le décret présidentiel évoque également une seconde attaque survenue mercredi 6 mai, sans toutefois préciser le lieu exact ni le nombre de victimes enregistrées lors de cette nouvelle offensive.
Réagissant après ces événements, le président Mahamat Idriss Déby Itno a salué le courage des forces de défense tchadiennes et assuré que le sacrifice des militaires ne resterait pas vain.
Dans un message publié sur les réseaux sociaux, le chef de l’État a affirmé que le Tchad demeurerait « uni et inflexible » face à la menace terroriste.
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Depuis plusieurs années, la région du bassin du Lac Tchad reste confrontée à des attaques récurrentes menées par Boko Haram et d’autres groupes armés affiliés.
Malgré les opérations militaires conduites par les pays de la région, notamment le Tchad, le Nigeria, le Cameroun et le Niger, les incursions et attaques continuent de provoquer d’importantes pertes humaines parmi les civils et les forces de sécurité.
