Une délégation de l’Union européenne s’est rendue au centre de transit de Kamvivira, à Uvira, dans la province du Sud-Kivu, pour évaluer les besoins humanitaires des Congolais rapatriés du Burundi. Depuis mai 2026, plus de 72.000 personnes seraient rentrées en République démocratique du Congo après avoir fui vers le pays voisin, selon les chiffres présentés dans le cadre de cette situation humanitaire.
Cette mission vise à identifier les besoins prioritaires des personnes de retour, notamment en matière de soins de santé, de nutrition, de soutien psychosocial et de logement. Elle entend également contribuer à la préparation de solutions de réintégration dignes et durables dans les communautés d’origine, alors que les infrastructures locales sont déjà fragilisées.
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Au centre de transit de Kamvivira, les représentants européens ont échangé directement avec des familles accueillies dans des installations temporaires afin de mieux comprendre leurs conditions de retour et les difficultés auxquelles elles font face.
« Écouter directement les personnes de retour, comprendre leurs expériences du déplacement forcé et leurs besoins est essentiel pour leur apporter un accompagnement adapté et favoriser un retour sûr et digne », ont déclaré les représentants de l’Union européenne à l’issue de leurs échanges.
Santé, soutien psychosocial et logement parmi les priorités
Les témoignages recueillis mettent en évidence plusieurs besoins urgents. Il s’agit notamment de garantir une prise en charge médicale aux personnes fragilisées par le déplacement, d’assurer un accompagnement psychosocial aux familles, en particulier aux enfants, et de faciliter l’accès à des logements décents et à des moyens de subsistance.
Pour les acteurs humanitaires, ces mesures sont essentielles afin d’éviter que le retour des populations ne les expose à une nouvelle situation de précarité.
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La majorité des retours se fait spontanément
Les données communiquées dans le cadre de cette crise font état de plus de 72.000 Congolais rentrés du Burundi depuis mai 2026. Parmi eux, 21 333 auraient bénéficié d’un accompagnement direct du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), tandis qu’environ 50.000 autres seraient rentrés de manière spontanée.
Cette arrivée massive exerce une pression supplémentaire sur les services de santé, d’assainissement et d’éducation dans la région d’Uvira, dont les capacités sont déjà limitées.
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Si le centre de transit de Kamvivira constitue un point important de la réponse d’urgence, les besoins se prolongent au-delà de ce site. La réintégration des personnes rapatriées dans leurs villages d’origine représente un défi majeur pour les autorités et les partenaires humanitaires.
La réintégration durable, un défi pour les communautés
Au-delà de l’assistance immédiate, le retour de ces milliers de personnes nécessite des investissements dans les services de base et les activités économiques locales. L’accès au logement, aux soins, à l’éducation et aux moyens de subsistance sera déterminant pour favoriser une réintégration durable et limiter les risques de tensions au sein des communautés d’accueil.
Dans ce contexte, la poursuite de l’appui financier et technique des partenaires internationaux, dont l’Union européenne, ainsi que la coordination avec les autorités provinciales et les agences des Nations unies, apparaissent essentielles pour répondre aux besoins des rapatriés.
L’enjeu est désormais de transformer l’assistance d’urgence en un accompagnement durable, afin que les populations de retour puissent retrouver des conditions de vie dignes et contribuer à la stabilité de leurs communautés.
