Le YENA Peace Camp, organisé à Huye au Rwanda du 14 au 24 octobre 2026, réunit des jeunes de sept pays autour du dialogue interculturel, de la guérison des traumatismes et de la prévention des conflits identitaires. Les premières journées de cette rencontre sont consacrées au partage d’expériences, à l’apprentissage collectif et au renforcement des capacités des jeunes en matière de consolidation de la paix.
Depuis le mercredi 14 octobre, des participants venus du Rwanda, du Burundi, de la République démocratique du Congo (RDC), du Nigeria, du Soudan du Sud, du Japon, ainsi que d’Espagne et de Géorgie prennent part aux activités du camp.
La première journée a été consacrée à l’accueil des participants et à la création de liens entre les jeunes. Cette étape a favorisé les échanges interculturels et permis aux participants de faire connaissance dans un environnement propice à la collaboration.
Les jeunes ont également élaboré un accord communautaire définissant les principes de leur vie collective et leurs attentes vis-à-vis du camp. Cette démarche vise à instaurer un cadre fondé sur le respect mutuel, l’écoute et la participation de tous.
Le jeudi 15 octobre, l’ouverture officielle du YENA Peace Camp a été marquée par un discours du professeur Sasaki Kazuyuki, prononcé au nom de l’Université protestante du Rwanda (PUR).
Les activités se sont poursuivies avec une première session consacrée à la guérison des traumatismes, animée par l’organisation Healing and Rebuilding Our Communities (HROC). À travers des discussions ouvertes et des travaux de groupe, les participants ont réfléchi aux expériences difficiles, à leurs conséquences et aux moyens de se soutenir mutuellement.
Cette session a notamment mis en évidence l’importance de l’écoute, de la solidarité et de la reconstruction collective dans les processus de guérison.
Le vendredi 16 octobre, les échanges sur les traumatismes se sont poursuivis parallèlement au lancement d’une session consacrée aux conflits identitaires. Animée par le professeur Kazuyuki et Rodrigue Elie Icishatse, de l’Université protestante du Rwanda, cette session s’est appuyée sur un manuel relatif aux conflits identitaires.
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Les discussions ont porté sur les mécanismes par lesquels les identités peuvent alimenter les tensions et les divisions au sein des communautés. Elles ont également ouvert la voie à la participation directe de certains jeunes à l’élaboration de ce manuel, leur donnant l’occasion de contribuer à la production d’outils de compréhension et de prévention des conflits.
Les jeunes au cœur de la consolidation de la paix
Au-delà des sessions thématiques, le YENA Peace Camp encourage l’implication active des participants dans plusieurs équipes de travail, notamment celles chargées des médias, de la facilitation, de la coordination, des sports et du théâtre-forum.
Un cercle de partage confidentiel offre également aux jeunes un espace sécurisé pour s’exprimer librement, dans un cadre où chaque voix est écoutée et respectée. L’accompagnement de facilitateurs professionnels contribue par ailleurs au développement de leurs compétences et de leur leadership.
En associant la guérison des traumatismes à la compréhension des conflits identitaires, le camp entend renforcer la capacité des jeunes à participer à la prévention des violences, à la réconciliation et à la consolidation de la paix.
Ces premières journées mettent ainsi l’accent sur la confiance, le dialogue et l’apprentissage collectif comme leviers pour bâtir des communautés plus inclusives, pacifiques et résilientes. Les activités se poursuivent jusqu’au 24 octobre 2026.
