Le Conseil Supérieur des Sports (CSD) a rendu une décision favorable au FC Barcelone, annulant la décision de la Commission de Suivi de la Convention de Coordination RFEF-LaLiga, qui avait invalidé les licences de Dani Olmo et Pau Víctor. Dans un communiqué publié ce jeudi 3 avril 2025, le CSD a jugé que cette commission n’avait pas la compétence nécessaire pour refuser les visas préalables et les licences fédératives des deux joueurs.
La décision marque un tournant majeur dans la bataille juridique entre le FC Barcelone, LaLiga, et la Fédération espagnole (RFEF), et autorise les deux joueurs à continuer leur saison avec le club catalan.
Contexte de la décision
La décision du CSD intervient après des mois de procédures complexes liées à un imbroglio financier. En janvier, face à des restrictions de fair-play financier, le Barça avait eu recours à un levier financier en vendant des sièges VIP du Camp Nou pour 100 millions d’euros. Cette vente avait permis au club d’enregistrer Dani Olmo et Pau Víctor dans ses effectifs. Cependant, LaLiga avait contesté ce montage financier, arguant que les 100 millions n’avaient pas été correctement intégrés dans les comptes officiels du club, ce qui avait conduit à une réduction du plafond salarial du Barça.
Une victoire sur le terrain juridique mais des conséquences à venir
Malgré cette victoire juridique, la situation reste tendue. LaLiga a souligné que le Barça ne disposait toujours pas du solde nécessaire pour inscrire ces joueurs, étant donné la non-intégration des recettes issues de la vente des sièges VIP dans ses comptes officiels. Bien que Dani Olmo et Pau Víctor soient désormais autorisés à jouer jusqu’à la fin de la saison, cette affaire pourrait avoir des répercussions sur le mercato estival du club, notamment en limitant ses capacités de recrutement et d’ajustement salarial.
Cette victoire marque pour l’instant un coup d’arrêt pour LaLiga et son président Javier Tebas dans leur lutte contre le FC Barcelone concernant le respect des règles financières du football espagnol. Cependant, les implications à long terme de cette bataille juridique restent incertaines et pourraient continuer à peser sur les finances et la stratégie sportive du club.