Le président ghanéen John Dramani Mahama a appelé la communauté internationale à reconnaître la traite transatlantique des esclaves comme le crime le plus grave contre l’humanité.
Dans un message publié sur son compte X, l’ancien président a rappelé avoir présenté la même proposition lors de la 80ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations Unies en septembre dernier. Il prévoit désormais de soumettre une résolution officielle à l’Assemblée générale en mars 2026.
« La justice réparatrice ne nous sera pas offerte sur un plateau. À l’instar de l’indépendance, elle doit être conquise par l’unité et la détermination », a souligné le président Mahama.
Lors de son rapport présenté à l’Assemblée des chefs d’État de l’Union africaine sur la promotion de la justice et le versement de réparations aux Africains et aux personnes d’ascendance africaine, le président ghanéen a salué l’année 2025, désignée Année africaine de la justice par les réparations, comme un tournant historique.
« Mais notre travail est loin d’être terminé. J’ai appelé tous les États membres à renforcer nos institutions, à créer des commissions nationales de réparation et à collaborer avec la communauté internationale pour obtenir des excuses, des restitutions et des accords contraignants », a-t-il ajouté.
Le président Mahama a précisé qu’une équipe de coordination et un comité d’experts de l’UA sur les réparations ont été mis en place pour mener des discussions dans des forums internationaux sur quatre continents. Cette initiative implique des institutions mondiales telles que l’ONU et l’UNESCO, afin de redéfinir les réparations comme des instruments tournés vers l’avenir, visant la justice et l’équité pour les victimes de la traite transatlantique.
Cette démarche souligne la volonté du Ghana et de l’Afrique de traduire la mémoire historique en mesures concrètes et universellement reconnues, consolidant ainsi la lutte pour la justice réparatrice sur le continent et à l’échelle mondiale.

