La Force de Défense Nationale du Burundi (FDNB) a rappelé que tout militaire burundais n’est pas autorisé à posséder un passeport ordinaire, selon une note officielle signée le 29 janvier 2026 par le chef d’état-major général, le général Prime Niyongabo.
Dans ce document adressé à l’ensemble des commandants de composantes, chefs de services et responsables d’unités spécialisées, la hiérarchie militaire précise que seul le passeport de service constitue un document de voyage valable pour les militaires se rendant à l’étranger dans le cadre de leurs missions officielles. Ce passeport est délivré par les services compétents, sur demande du commandement, conformément aux procédures en vigueur.
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Pour les déplacements privés, la directive impose une autorisation préalable du commandement. Ce dernier se charge ensuite de transmettre la demande de passeport ordinaire à l’autorité compétente. Toute démarche individuelle entreprise par un militaire pour obtenir un passeport est strictement interdite.
La note ordonne également à tous les militaires actuellement détenteurs d’un passeport ordinaire ou de tout autre document de franchissement des frontières de les déposer à l’État-major général (EMG/FDNB-G1) avant le 10 février 2026.
Le général Niyongabo avertit que tout manquement à ces instructions exposera les contrevenants à des sanctions disciplinaires, conformément aux textes en vigueur. Les commandants d’unités sont, pour leur part, chargés d’en assurer le strict respect.
Bien que présentée comme un rappel de règles existantes, cette mesure traduit la volonté des autorités militaires burundaises de mieux encadrer les déplacements à l’étranger de leurs troupes et de renforcer la transparence dans la gestion des documents officiels.

