Les réfugiés congolais originaires d’Uvira et vivant au Burundi traversent une situation humanitaire extrêmement précaire, conséquence directe des affrontements armés entre l’AFC-M23 et les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) dans l’Est de la RDC. Cette situation inquiète fortement la communauté congolaise et les acteurs de la société civile.
Contacté ce 6 janvier 2026 par la rédaction de La Prunelle RDC, Martin Mafikiri, coordonnateur provincial de la Nouvelle Société Civile Congolaise (NSCC), axe Sud du Sud-Kivu, dénonce les nombreuses difficultés auxquelles font face ces réfugiés au Burundi.
Parmi les principaux problèmes signalés figurent le manque d’hébergement, l’accès limité à l’eau potable, l’insuffisance de nourriture et le faible accès aux soins de santé, plaçant les réfugiés congolais dans des conditions de vie inhumaines.
Selon lui, la situation sanitaire est particulièrement critique.
« Chaque semaine, nous enregistrons un bilan d’au moins 90 à 95 décès, principalement dus à des maladies comme le choléra, le paludisme et d’autres pathologies », a-t-il indiqué.
Martin Mafikiri confirme que la situation humanitaire des réfugiés congolais vivant au Burundi demeure très compliquée, en pointant spécifiquement le camp de Ruyigi, où il est enregistré quotidiennement entre 7 et 15 décès parmi les congolais.
Face à cette crise, la NSCC formule deux principales exigences. La première concerne une assistance humanitaire urgente et responsable en faveur des réfugiés congolais vivant dans les différents camps, conformément à la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés. La seconde porte sur l’organisation d’un retour volontaire des réfugiés vers Uvira et Fizi, estimant que les conditions de vie au Burundi deviennent de plus en plus difficiles.
Par ailleurs, la NSCC regrette le manque de mobilisation du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et d’autres partenaires humanitaires, alors que les déplacés continuent de perdre la vie.
« Depuis vendredi, nous avons lancé des alertes sous forme de manifestations afin de faire entendre notre voix aux niveaux national et international, pour qu’ils comprennent à quel point la situation humanitaire des réfugiés est précaire », a précisé Martin Mafikiri.

