Quatorze civils, dont six femmes et sept enfants, ont été froidement abattus lors d’une attaque attribuée aux rebelles séparatistes dans le village de Guidado, situé dans la région anglophone du Nord-Ouest du Cameroun. Le drame a plongé la localité dans le deuil et ravive les tensions dans cette zone en proie à un conflit prolongé.
Selon le gouverneur de la région du Nord-Ouest, Adolphe Lele, l’attaque, survenue aux premières heures de la journée, a coûté la vie à un homme adulte, six femmes adultes et sept enfants âgés de deux à onze ans. Quatorze autres personnes ont été grièvement blessées et transférées d’urgence vers les centres hospitaliers environnants.
Face à cette escalade de la violence, les autorités ont annoncé le renforcement des mesures sécuritaires dans la localité. Le gouverneur a précisé que le Président Paul Biya a ordonné le déploiement immédiat de troupes pour protéger les populations civiles et stabiliser la zone.
Ce massacre s’inscrit dans le cadre du conflit qui secoue les régions anglophones depuis plusieurs années, marqué par des exactions des mouvements séparatistes : enlèvements, assassinats, intimidations et attaques contre civils, enseignants ou fonctionnaires accusés de collaboration avec l’État central.
Malgré ces incidents, le gouvernement camerounais réaffirme son attachement à l’unité nationale et la nature unitaire et indivisible de l’État, rappelant que les velléités sécessionnistes ne sauraient remettre en cause l’intégrité du pays.

