Le Cameroun a officiellement annoncé la mort de seize de ses ressortissants sur le territoire de l’Ukraine, dans le contexte du conflit en cours.
Selon les autorités, cette confirmation a été transmise par la Russie à sa représentation diplomatique à Yaoundé.
ARVE error: No attachment with ID 152021
Lire aussi : Cameroun : le parlement prolonge son mandat et change de présidence
Le ministère camerounais des Affaires étrangères indique avoir déclenché des mesures d’urgence pour identifier les victimes et accompagner leurs familles dans cette épreuve.
Dans le même temps, les proches de six autres ressortissants camerounais présents en Russie ont été convoqués pour des « questions urgentes », laissant craindre un bilan plus lourd.
Cette tragédie met en lumière les mécanismes de recrutement de combattants étrangers dans le conflit. Selon les autorités ukrainiennes, plus de 1.700 Africains auraient rejoint les rangs russes.
Plusieurs pays africains dénoncent des pratiques trompeuses, où des promesses d’emplois ou de bourses d’études se transforment en enrôlements sur le front.
Un rapport des services de renseignement du Kenya évoque notamment près de 1.000 citoyens attirés par de fausses offres avant d’être envoyés au combat.
Face à ces dérives, les autorités camerounaises avaient déjà pris des mesures préventives. Dès mars 2023, le ministre de la Défense avait ordonné un renforcement des contrôles afin de limiter les départs de soldats (actifs ou retraités) vers les zones de guerre.
L’objectif affiché : freiner l’engagement de citoyens camerounais comme mercenaires ou volontaires dans des conflits étrangers.
Ce drame souligne l’ampleur croissante de l’implication de ressortissants africains dans des conflits extérieurs, souvent dans des conditions opaques.
Il pose également la question de la protection des citoyens à l’étranger et de la régulation des réseaux de recrutement, dans un contexte de guerre où les lignes entre opportunité économique et exploitation restent particulièrement floues.
