Le Nigeria a confirmé, une fois de plus, sa réputation de spécialiste de la « petite finale » en dominant l’Égypte ce samedi au stade Mohammed V de Casablanca. Au terme d’un match tactique, fermé et indécis (0-0, temps réglementaire), les Super Eagles se sont imposés lors de la séance des tirs au but (4-2), décrochant ainsi la médaille de bronze de la 35ᵉ édition de la Coupe d’Afrique des Nations.
Malgré l’enjeu essentiellement honorifique de cette rencontre pour la troisième place, l’intensité et l’engagement étaient bien au rendez-vous. En première période, le Nigeria a cru ouvrir le score grâce à une tête puissante d’Akor Adams (36ᵉ). Mais après recours à la VAR, l’arbitre annulait le but pour une faute préalable de Paul Onuachu, refroidissant l’enthousiasme des supporters nigérians.
Dominateurs dans la possession du ballon, les Pharaons ont toutefois peiné à se montrer réellement dangereux. Portée par quelques éclairs de Mohamed Salah, l’attaque égyptienne s’est heurtée à un bloc défensif nigérian solide et discipliné, ainsi qu’à un Stanley Nwabali impérial dans les cages. Incapables de faire la différence dans le jeu, les deux sélections ont été contraintes de se départager à l’épreuve des tirs au but.
Lors de cette séance décisive, le Nigeria a rapidement pris l’ascendant. Malgré l’échec initial de Fisayo Dele-Bashiru, Stanley Nwabali s’est mué en héros national en repoussant successivement les tentatives de Mohamed Salah et d’Omar Marmoush, plongeant le camp égyptien dans la stupeur.
C’est finalement Ademola Lookman qui a scellé le sort de la rencontre en transformant le tir décisif, offrant au Nigeria sa neuvième médaille de bronze dans l’histoire de la CAN.
Éliminés de justesse en demi-finale par le Maroc, les Super Eagles concluent leur tournoi sur une note positive et réaffirment leur régularité au plus haut niveau continental. Pour l’Égypte, en revanche, la déception est immense. Battus une première fois par le Sénégal, les Pharaons quittent le Royaume chérifien sans la moindre médaille, marqués par l’échec inhabituel de leurs leaders techniques au moment crucial.
Le rideau tombe ainsi sur cette petite finale, laissant désormais place au choc tant attendu entre le Maroc et le Sénégal pour le sacre continental.

