Au moins 18 personnes, dont 15 ressortissants de la République démocratique du Congo et 3 du Burundi, ont péri dans un naufrage survenu le 18 mars 2026 au large des Comores, alors qu’elles tentaient de rejoindre Mayotte. Plusieurs victimes sont des mineurs.
Selon un document officiel du ministère comorien de l’Intérieur, de la Décentralisation et de l’Administration territoriale, relayé par la Brigade nationale de répression du trafic illicite de migrants, une liste nominative confirme l’identité des 18 victimes de ce drame.
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Parmi les disparus figurent notamment Régine Mansongo, une fillette de 3 ans, Soukaina, une enfant burundaise de 10 ans, ainsi qu’Amis Vuctor Nderema, un adolescent de 15 ans.
D’après plusieurs sources concordantes, ces migrants cherchaient à atteindre le territoire français de Mayotte dans l’espoir d’y trouver refuge. La majorité d’entre eux fuyaient l’insécurité persistante et les affrontements armés dans la province du Nord-Kivu, notamment autour de Goma, où les violences liées au mouvement M23 continuent d’affecter les populations civiles.
Le voyage a tourné au drame lorsque des passeurs auraient abandonné l’embarcation en pleine mer, laissant les passagers sans assistance face aux dangers de l’océan.
Ce naufrage met en lumière l’exploitation des migrants par des réseaux criminels de trafic illicite, profitant du désespoir de populations en quête de sécurité. Au-delà de l’émotion suscitée, plusieurs voix appellent les autorités nationales et la communauté internationale à agir sur les causes profondes de ces drames, notamment la restauration d’une paix durable dans l’est de la RDC et le démantèlement des filières de migration clandestine.
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Ce nouvel épisode tragique rappelle une fois de plus le coût humain élevé des crises sécuritaires et humanitaires dans la région des Grands Lacs.
