Depuis le 12 janvier 2026, les membres de l’Église de Shincheonji de Jésus font face à une répression sans précédent. Selon nos sources, le gouvernement sud-coréen, en violation de l’article 20 de la Constitution garantissant la liberté de religion et le principe de séparation de l’Église et de l’État, s’est permis de qualifier ce groupe religieux de fléau et de danger.
Dénonçant ce manque de considération, les fidèles de Shincheonji, dans une déclaration faite le 19 janvier 2026, ont fustigé les propos du président Jae Myung Lee et du Premier ministre Min-Seok. Ce dernier s’est permis de traiter leur religion de secte et d’hérésie, ordonnant des enquêtes et des mesures d’éradication.
« Alors qu’une enquête conjointe mandatée par le gouvernement est en cours, l’administration bafoue ouvertement les limites constitutionnelles en qualifiant d’emblée notre Église d’hérésie et de fléau. De quelle autorité un gouvernement laïque définit-il et juge-t-il les doctrines religieuses ? Sur quel fondement juridique la plus haute instance du pouvoir peut-elle fournir des directives d’enquête qui portent atteinte à l’indépendance de la justice ? », s’interrogent les fidèles de Shincheonji.
Ne voulant pas se substituer à une structure cherchant à briser l’ordre social, les membres de cette Église rappellent qu’ils ont à maintes reprises tenté d’ouvrir des débats sur la question de l’orthodoxie ou de l’hérésie.
« Les critères d’orthodoxie et d’hérésie ne doivent pas reposer sur la proximité politique ou les intérêts séculiers. Ils doivent être enracinés dans les Saintes Écritures », rappellent-ils, avant de demander :
« Est-il justifiable aujourd’hui de qualifier une communauté religieuse d’hérétique en se basant sur la taille de ses fidèles ou sur les affirmations de certains pasteurs, plutôt que sur le contenu de la Bible ? »
Le 25 août 2025, le président américain Donald Trump avait, via son réseau social Truth, condamné les attitudes des autorités sud-coréennes. Il avait attiré l’attention de la Maison Blanche sur cette situation, estimant qu’elle pouvait impacter négativement les relations entre les deux pays.
Depuis sa création en 1984, l’Église de Shincheonji de Jésus se veut une structure religieuse fondée sur la vérité et la foi, respectant la loi et l’ordre établi.
Face à cette forme de persécution, ses fidèles assurent qu’ils ne se laisseront pas réduire au silence, tout en affirmant leur droit constitutionnel à la liberté de religion. Ils demandent au gouvernement de cesser d’instrumentaliser les émotions et d’ancrer ses jugements sur les faits et le droit.
Pour l’instant, le gouvernement sud-coréen n’a pas encore réagi à ces allégations.

