Le président ivoirien Alassane Ouattara a procédé, ce mercredi 7 janvier 2026, à la dissolution du gouvernement. L’annonce a été officialisée par un communiqué de la présidence de la République, lu par la secrétaire générale Masseré Touré-Koné, à la suite de la démission formelle du Premier ministre Robert Beugré Mambé.
Selon le média TRT Afrika, cette décision ne constitue pas une sanction politique, mais répond à une exigence juridique. Les élections législatives du 27 décembre 2025 ont conduit à l’élection de plusieurs membres du gouvernement à l’Assemblée nationale, rendant nécessaire l’application du principe constitutionnel d’incompatibilité entre les fonctions ministérielles et le mandat de député.
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En mettant fin aux fonctions des ministres concernés, le chef de l’État leur permet de siéger officiellement lors de la rentrée parlementaire et de participer à l’élection du nouveau président de l’Assemblée nationale, prévue le 19 janvier prochain. Cette démarche vise également à garantir la pleine légitimité de la nouvelle législature.
La dissolution a été étendue à d’autres niveaux de l’exécutif. Le président Alassane Ouattara a également mis fin aux fonctions des ministres-gouverneurs des districts autonomes, ainsi qu’à celles des ministres d’État et des conseillers à la Présidence.
Afin d’éviter tout vide institutionnel, le Premier ministre sortant Robert Beugré Mambé et les membres de son gouvernement restent toutefois en place pour expédier les affaires courantes. Ils assureront cette mission jusqu’à la nomination d’un nouveau Premier ministre et la formation d’une nouvelle équipe gouvernementale, appelée à accompagner le nouveau cycle politique.
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Dans son message, le président de la République a salué « l’important travail accompli au service du pays » par l’équipe sortante, marquant ainsi la fin d’une étape et l’ouverture d’une nouvelle phase de la vie politique ivoirienne à l’horizon 2026.

