Le Kenya a activé ses protocoles d’urgence pour protéger ses ressortissants au Moyen-Orient, après l’escalade militaire déclenchée par une opération conjointe américano-israélienne contre l’Iran. Nairobi appelle à une vigilance maximale alors que les tensions s’intensifient dans la région.
Dans un communiqué officiel, le ministre kényan des Affaires étrangères, Musalia Mudavadi, a conseillé aux Kényans vivant en Iran, en Israël ainsi que dans plusieurs pays du Golfe (notamment le Qatar, les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite) de restreindre strictement leurs déplacements.
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Face à un contexte de haute tension sécuritaire marqué par des perturbations de l’espace aérien et des risques accrus de frappes ciblées, le ministère kényan de la Diaspora a émis plusieurs directives. C’est notamment d’éviter les sites sensibles et les rassemblements publics, se conformer aux consignes de sécurité locales, se faire enregistrer sans délai auprès des ambassades ou consulats.
Les missions diplomatiques kényanes dans la région ont été placées en état d’alerte afin de coordonner, si nécessaire, d’éventuelles évacuations d’urgence.
Cette alerte fait suite aux frappes massives lancées le 28 février, qui auraient visé de hauts responsables iraniens, dont le Guide suprême, Ali Khamenei.
Aux États-Unis, le président Donald Trump a justifié l’opération par la nécessité d’un « changement de régime », tandis qu’Israël affirme agir pour contrer le programme nucléaire iranien.
Sur le terrain, les autorités iraniennes font état d’au moins 200 victimes civiles dans plusieurs villes. Téhéran dénonce une « ingérence flagrante » et promet une riposte « foudroyante » contre Washington et Tel-Aviv.
Cette montée des tensions fait peser une menace directe sur la stabilité du Moyen-Orient, une région où la main-d’œuvre kényane est particulièrement présente, notamment dans les secteurs des services, de la sécurité et de l’aviation.

