La crise humanitaire persistante au Soudan suscite l’inquiétude des Nations Unies, alors que l’insécurité continue de frapper plusieurs régions du pays, alerte le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk.
Dans une interview accordée à la BBC, M. Türk a insisté sur la nécessité d’un effort international collectif.
« Ce n’est pas une question d’être pro-une partie ou pro-l’autre, mais nous devons tous être pro-Soudan. Je pense que nous sommes tous en train de perdre le Soudan. »
Le Haut-Commissaire a exprimé son inquiétude face à la situation dans le sud de l’Ardèche et à Kadouli, où des violations de droits humains semblables à celles observées à Samsam et à Al-Fashr risquent de se reproduire.
« Si cela se passe, personne ne devrait dire qu’il ne le savait pas. Nous devons faire tout notre possible pour éviter cela », a-t-il insisté.
Par ailleurs, la Cour pénale internationale (CPI) a confirmé disposer de preuves solides de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité dans la ville d’Al-Fashr, au Darfour. Selon la procureure adjointe, Nazhat Shameem Khan, ces éléments reposent sur des images satellitaires et des documents audiovisuels.
Face à ces alertes, la communauté internationale est invitée à replacer le Soudan sur l’agenda mondial et à agir pour protéger les populations civiles et prévenir de nouvelles atrocités.

