Le président de la République togolaise et médiateur de l’Union africaine (UA), Faure Essozimna Gnassingbé, a tenu ce samedi 17 janvier 2025 à Lomé une réunion de haut niveau avec les facilitateurs des initiatives de paix de Washington, Doha et Paris, des représentants des Nations unies, de l’Union africaine, des organisations sous-régionales, ainsi que des délégations de la République démocratique du Congo (RDC) et du Rwanda.
Ces échanges ont porté sur le renforcement des mécanismes de médiation et la coordination des efforts diplomatiques en vue d’une paix durable, notamment dans l’Est de la RDC, épicentre d’une instabilité persistante aux lourdes conséquences régionales.
Au cœur de cette rencontre figurait la question de la cohérence et de la consolidation des différents processus de paix engagés en RDC et dans la région des Grands Lacs. Les participants ont insisté sur la nécessité d’une meilleure articulation entre les initiatives en cours afin d’éviter leur dispersion et d’en maximiser l’impact.
« Cette rencontre a permis de renforcer la cohérence des initiatives de médiation, d’examiner la feuille de route globale du processus de paix, de mieux articuler les efforts des différents facilitateurs et d’échanger sur les développements récents dans l’Est de la RDC, dans un esprit de dialogue constructif et de responsabilité partagée », ont indiqué les participants à l’issue des travaux.
Du côté congolais, le gouvernement a salué l’engagement de ses partenaires internationaux et régionaux en faveur du retour d’une paix durable.
« Face à la multiplication des initiatives, notre responsabilité collective est de veiller à la cohérence, à la complémentarité et à la convergence de ces efforts », a déclaré Noëlla Ayeganagato Nakwipone, vice-ministre des Affaires étrangères de la RDC.
Pour sa part, la délégation rwandaise a exprimé l’espoir que ces consultations contribueront à renforcer l’architecture de médiation de l’Union africaine, en appui aux démarches engagées à Washington et à Doha. Kigali a également souligné l’importance de préserver les acquis diplomatiques récents.
« En ce début d’année 2026, il est important de rappeler que les progrès diplomatiques réalisés en 2025 sont significatifs, irréversibles et doivent être préservés », a indiqué un représentant rwandais.
Cette réunion intervient dans un contexte de tensions persistantes entre Kinshasa et Kigali. La République démocratique du Congo et l’ONU continuent d’accuser le Rwanda de soutenir le mouvement rebelle du M23, actif dans l’Est du pays. Une situation qui confère une importance particulière aux efforts de médiation régionaux et internationaux en cours.
Trésor Wilondja

