Le président de la République du Burundi, Évariste Ndayishimiye, a affirmé que la crise sécuritaire qui secoue l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) ne relève plus d’un conflit entre l’État congolais et ses citoyens, mais d’une agression menée par un ennemi extérieur.
S’exprimant lors d’un échange avec le corps diplomatique, le chef de l’État burundais a souligné que, malgré la gravité de la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC, le Burundi a fait le choix de rester solidaire du peuple congolais, notamment à travers l’accueil des réfugiés fuyant les violences.
« C’est pour cela que, chez nous, nous essayons aussi d’être solidaires avec eux, en faisant tout ce que nous pouvons. Nous sommes heureux que le gouvernement congolais ait commencé à envoyer des émissaires pour assister ces réfugiés. Même s’ils ne s’étaient pas préparés à cette catastrophe, ils ont essayé autant que possible », a déclaré Évariste Ndayishimiye.
Le président burundais s’est également réjoui de l’élan de solidarité observé au niveau régional et international à l’égard des populations congolaises affectées par la crise.
« Nous sommes heureux de constater que nous nous compatissons toujours et que vous êtes tous conscients de la solidarité qui doit exister envers ces citoyens congolais », a-t-il ajouté.
Par ailleurs, Évariste Ndayishimiye a indiqué que le Burundi subit directement les conséquences de l’instabilité persistante à l’Est de la RDC, notamment à travers l’afflux de réfugiés. Une situation sécuritaire préoccupante qui, selon lui, risque de s’étendre à l’ensemble de la région des Grands Lacs si des solutions durables ne sont pas rapidement mises en œuvre.
Trésor Wilondja

