Le gouvernement sud-africain appelle toutes les parties en Iran à faire preuve de retenue et à privilégier le dialogue, alors que la crise sécuritaire, déclenchée en décembre 2025, continue de faire des victimes.
Dans un communiqué rendu public par la présidence sud-africaine, l’État exprime son inquiétude face aux troubles et pertes en vies humaines survenus lors des manifestations. « Ces informations sont préoccupantes », indique le texte, ajoutant que l’Afrique du Sud exhorte toutes les parties à éviter toute escalade de violence.
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Le communiqué rappelle que le droit de manifester pacifiquement, la liberté d’expression et la liberté d’association sont des droits humains universels devant être respectés sans exception. « Nous appelons donc les autorités iraniennes à veiller à ce que les citoyens puissent exercer leur droit de manifester pacifiquement », précise la présidence sud-africaine.
Selon le gouvernement sud-africain, une paix et une stabilité durables en Iran ne peuvent être atteintes que par des solutions plaçant le pouvoir d’agir du peuple au centre des décisions.
La crise actuelle a débuté par des manifestations populaires en décembre 2025, initialement motivées par des préoccupations économiques telles que l’inflation et la hausse des prix, mais qui se sont rapidement transformées en contestation ouverte du régime. La répression a été sévère, impliquant tirs à balles réelles, blessures graves, notamment aux yeux, et un bilan humain élevé, avec l’intervention des forces de police, des Gardiens de la Révolution et de l’armée. Ce mouvement de contestation est plus radical que ceux observés en 2009 et 2022.
Trésor Wilondja

