Le départ de Xabi Alonso de la tête du Real Madrid, officialisé ce lundi 12 janvier 2026, continue de susciter de vives réactions dans le monde du football. À Bukavu, deux chroniqueurs sportifs interrogés par La Prunelle RDC, ce mardi 13 janvier 2026, livrent des lectures divergentes mais complémentaires de cet épisode marquant de la vie du club madrilène.
Pour John Aciza, journaliste sportif, ce départ n’a rien de surprenant. Il estime que la séparation entre le Real Madrid et le technicien espagnol était prévisible, au regard des performances et du climat interne.
« Même si l’on espérait une aventure longue, on a senti que ça n’a pas tenu », analyse-t-il.
Selon lui, ce limogeage est douloureux à plusieurs niveaux, notamment en raison du profil prometteur de Xabi Alonso, encore jeune dans le métier.
« Xabi Alonso, c’est un jeune entraîneur qui venait récemment de commencer sa carrière et qui faisait une très bonne impression », souligne John Achiza.
Il rappelle le parcours antérieur de l’ancien milieu de terrain et regrette que son passage au Real Madrid ait cassé cette dynamique positive.
« On voyait en lui un nouveau Zinedine Zidane, mais malheureusement, c’est plutôt une copie de ce qu’a vécu Xavi Hernández au FC Barcelone que l’on vient de voir cette fois au Real Madrid », estime-t-il.
John Achiza met également en avant l’impact symbolique de ce départ sur l’image du club.
« Ce départ est très mal perçu et sera difficile à digérer, car il vient de déconstruire l’image d’un joueur légendaire qui a fait les beaux jours du club », ajoute-t-il.
Il évoque enfin une crise interne au sein du vestiaire, liée au management du coach.
« Certains joueurs estimaient que Xabi Alonso était trop dur avec eux et ne leur laissait pas la liberté qu’ils avaient sous Carlo Ancelotti », explique-t-il.
Pour lui, cette situation risque de fragiliser l’avenir du club, car le prochain entraîneur pourrait arriver avec l’idée que certains joueurs sont plus puissants que le coach.
De son côté, Arcade Cibonga, chroniqueur sportif, adopte une position plus nuancée et défend le bilan de Xabi Alonso.
« Je ne pense pas que Xabi Alonso soit le véritable problème du Real Madrid », affirme-t-il.
Il rappelle les résultats sportifs obtenus sous sa direction, qu’il juge globalement satisfaisants.
« Il était deuxième en Liga, à seulement quatre points du FC Barcelone. En Ligue des champions, il a terminé 7ᵉ au classement UEFA, ce qui reste une performance honorable », souligne-t-il.
Pour Arcade Cibonga, les difficultés du club sont avant tout structurelles.
« Le vrai problème du Real Madrid, c’est son président Florentino Pérez, qui chamboule l’effectif presque chaque saison en empilant les stars, sans laisser suffisamment de temps aux entraîneurs pour imposer leur philosophie de jeu », analyse-t-il.
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Il établit un parallèle avec la gestion du FC Barcelone sous Xavi Hernández, rappelant que ce dernier avait bénéficié de plusieurs saisons pour construire son projet.
« Souvenez-vous du Barça avec Xavi Hernández : le club l’a maintenu pendant trois saisons », insiste-t-il.
Arcade Cibonga conclut en exprimant sa crainte pour l’avenir, redoutant que le Real Madrid ne se sépare de Xabi Alonso pour nommer un entraîneur encore moins adapté.

