Face à la recrudescence du vandalisme dans les stades, le ministre des Sports et les instances dirigeantes du football congolais (FECOFA et Linafoot) ont signé un nouveau pacte de discipline. La reprise du championnat national se fera désormais sous condition stricte, avec une responsabilité accrue des clubs.
Le stade Tata Raphaël a subi de sérieux dégâts après des actes de vandalisme, entraînant l’arrêt du championnat. Dans ce contexte, Didier Budimbu, ministre des Sports et Loisirs, a réuni l’état-major du football congolais à Kinshasa pour évaluer les dommages matériels, tracer une feuille de route pour relancer la compétition en garantissant la sécurité.
Bonne nouvelle pour les amateurs : le championnat n’est pas annulé. Alors que le stade Tata Raphaël est en rénovation pour accueillir prochainement le tournoi de l’UNIFFAC, la Linafoot travaille à la reprogrammation des matchs.
« Tous les matchs sont en cours de reprogrammation. Un communiqué officiel détaillant les nouvelles dates sera publié dans les prochaines heures », a indiqué le secrétariat national de la Linafoot.
Mais cette reprise ne sera pas un chèque en blanc. Le ministre a imposé une condition sine qua non : chaque club doit signer un acte d’engagement. Les dirigeants seront désormais responsables juridiquement et moralement des débordements de leurs supporters.
La FECOFA prévient que l’ère des simples amendes est révolue. Les nouvelles mesures incluent letrait de points systématique en cas d’incidents graves, la relégation directe en Ligue 2 pour les clubs récidivistes et les poursuites individuelles contre les auteurs d’actes de vandalisme.
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En durcissant le ton, les autorités cherchent à transformer les stades, actuellement perçus comme des zones de tension, en espaces de fête et de sécurité.
Le ballon va bientôt rouler de nouveau, mais le sifflet final pour les fauteurs de troubles a déjà sonné.

