Acculé par des impayés chroniques, le Ghana a annoncé ce lundi 12 janvier 2026 le remboursement de 1,47 milliard de dollars de dettes liées au secteur énergétique, dans le but de restaurer la confiance des investisseurs et d’assurer un approvisionnement électrique stable pour le pays.
Selon le ministère ghanéen des Finances, ce paiement inclut notamment 597,15 millions de dollars (intérêts compris) à la Banque mondiale, permettant de rétablir la « Garantie partielle de risque » de l’institution, un mécanisme de sécurité financière essentiel pour le financement des projets énergétiques.
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En plus de ses engagements multilatéraux, l’État ghanéen a apuré 480 millions de dollars auprès des groupes privés ENI et Vitol, couvrant les factures impayées de gaz provenant du gisement offshore Sankofa Cape Three Points (OCTP), moteur de la production nationale d’électricité.
Le ministre des Finances, Cassiel Ato Forson, a souligné que ce désendettement marque un retour à la fiabilité pour les partenaires financiers et une rupture avec les années de négligence ayant fragilisé le secteur énergétique. Il précise que le gouvernement Mahama a désormais mis en place un système de rigueur opérationnelle, garantissant que les revenus collectés soient prioritairement reversés aux producteurs d’électricité indépendants (IPP).
Ce geste stratégique vise à éviter l’accumulation future d’arriérés et à assurer que la majorité des factures courantes de 2025 soient honorées en temps et en heure. En assainissant ses comptes, le Ghana espère tourner la page de l’instabilité énergétique, rassurant ainsi industries et ménages.

