Le président ghanéen John Dramani Mahama a ordonné le rappel immédiat du Haut-Commissaire du Ghana au Nigeria, Baba Ahmed, à la suite de graves allégations de malversations électorales lors des récentes primaires parlementaires dans la circonscription d’Ayawaso East.
Dans un communiqué publié sur le site officiel de la Présidence, l’exécutif ghanéen précise que le diplomate, qui s’était porté candidat tout en étant en fonction, est mis en cause pour son rôle présumé dans des irrégularités ayant entaché le scrutin.
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La Présidence souligne que cette décision vise à écarter toute suspicion de conflit d’intérêts et à faire respecter le code de conduite des hauts responsables nommés politiquement.
« Sans préjudice des procédures internes en cours au sein du parti, et strictement en vue des normes de conduite attendues des responsables publics, le Président juge nécessaire d’agir de manière décisive pour préserver l’intégrité de l’État », indique la Présidence.
Bien que les primaires du National Democratic Congress (NDC) aient été marquées par plusieurs accusations d’achat de voix impliquant divers candidats, le cas de Baba Ahmed est considéré comme particulièrement grave, notamment en raison de sa fonction diplomatique.
Selon la Présidence, son maintien au sein du corps diplomatique n’était plus « tenable » au regard des soupçons d’incitation indue des électeurs lors du scrutin organisé le samedi dernier.
Parallèlement à cette mesure administrative, le secrétaire général du NDC a annoncé l’ouverture d’une enquête interne sur les incidents survenus à Ayawaso East.
De son côté, le chef de l’État a instruit le ministre des Affaires étrangères de procéder sans délai aux formalités nécessaires pour acter le départ du Haut-Commissaire.
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Cette décision envoie un signal fort quant à la volonté de l’administration Mahama de ne tolérer aucun écart de conduite, en particulier lorsque l’intégrité des processus démocratiques et la crédibilité de la diplomatie ghanéenne sont en jeu.

