Quatre ans après le début de l’invasion de l’Ukraine, l’Union européenne accuse la Russie de manquer de volonté réelle dans la recherche d’une solution négociée au conflit. La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a dénoncé une pression diplomatique qu’elle estime injustement orientée vers Kyiv plutôt que vers Moscou.
Haut Représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et vice-présidente de la Commission européenne, Kaja Kallas a affirmé que, malgré quatre années de guerre, la Russie n’a atteint aucun de ses objectifs stratégiques initiaux. Toutefois, selon elle, les discussions autour d’éventuelles négociations de paix semblent exercer davantage de pression sur l’Ukraine.
« C’est clair que la pression, jusqu’à présent, a été sur l’Ukraine quand il s’agit des discours de paix, mais elle doit être sur le côté russe, parce qu’ils sont les agresseurs de cette guerre. Si nous voulons que cette guerre s’arrête, si nous ne voulons pas qu’elle s’étende davantage, alors nous devons aussi voir des concessions du côté russe. C’est très clair », a-t-elle déclaré.
Le 24 février 2022 marque le lancement par la Russie d’une offensive militaire de grande ampleur contre l’Ukraine sur plusieurs fronts. Depuis, le conflit a profondément bouleversé l’équilibre sécuritaire du continent européen. De nombreux dirigeants occidentaux qualifient cette guerre de plus grave menace pour la paix en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale.
Alors que les combats se poursuivent sur le terrain, les capitales européennes continuent d’affirmer leur soutien politique, financier et militaire à l’Ukraine, tout en appelant à une paix « juste et durable », fondée sur le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du pays.

