La Guinée a officialisé, samedi 28 février, la libération de 16 soldats de la Sierra Leone interpellés le 22 février 2026 à la suite d’un incident frontalier dans le district de Koudaya. Cette mesure vise à désamorcer les tensions entre les deux pays et à renforcer la coopération bilatérale en matière de gestion des frontières.
Dans un message publié sur la page Facebook du ministère sierra-léonais de l’Information et de l’Éducation civique, les autorités de Freetown ont confirmé que les militaires sont désormais en sécurité, sous la protection du ministre des Affaires étrangères, Alhaji Timothy Kabba.
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« Le gouvernement est déterminé à explorer toutes les voies diplomatiques disponibles pour régler tout différend avec la Guinée. La diplomatie est la clé », précise le communiqué.
Le dénouement de cette crise est intervenu après des pourparlers de haut niveau tenus à Conakry entre le Premier ministre guinéen, Amadou Oury Bah, et le chef de la diplomatie sierra-léonaise.
Pour rappel, les seize militaires avaient été arrêtés dans la préfecture de Faranah, à plus de 600 kilomètres de la capitale guinéenne. L’armée guinéenne les accusait d’avoir violé l’intégrité territoriale du pays, évoquant une incursion non autorisée et la levée du drapeau sierra-léonais sur le sol guinéen.
Au-delà de la libération des soldats, les deux États ont convenu de transformer cet incident en opportunité de dialogue structurel.
Le ministre guinéen des Affaires étrangères, Morissanda Kouyaté, a annoncé la création d’une commission conjointe et permanente chargée d’examiner les questions de délimitation frontalière, de prévenir de nouveaux incidents sécuritaires et d’améliorer la communication entre les unités militaires déployées dans la zone.
En privilégiant la voie diplomatique, Conakry et Freetown réaffirment leur volonté de préserver la stabilité dans cette région forestière historiquement sensible et stratégique pour les deux pays.

