Le monde célèbre ce 24 janvier la Journée mondiale de la culture africaine et afrodescendante (JMCA), une date instituée par l’UNESCO pour commémorer l’adoption de la Charte de la renaissance culturelle africaine. Plus qu’une célébration, cette journée rappelle le rôle central de la culture comme levier de paix, de dialogue et de cohésion sociale.
Pour l’édition 2026, l’UNESCO a placé la JMCA sous le thème : « Héritage culturel, progrès et harmonie : engager la jeunesse africaine afin de renforcer la paix dans le monde ».
Un choix qui traduit la volonté de l’organisation de relier la sagesse des traditions africaines aux dynamiques d’innovation portées par les jeunes générations.
Dans un contexte mondial marqué par la montée des tensions, l’UNESCO souligne que les cultures africaines recèlent des mécanismes ancestraux de médiation, de dialogue et de résolution des conflits, capables d’inspirer les sociétés contemporaines. Mais l’enjeu n’est plus seulement de préserver ce patrimoine : il s’agit désormais de le mobiliser activement à travers l’éducation, les médias et les technologies numériques.
Si la JMCA est célébrée ce vendredi 24 janvier, son temps fort institutionnel se tiendra le lundi 26 janvier 2026 au siège de l’UNESCO, à Paris. Cette journée sera consacrée à des débats de haut niveau réunissant responsables publics, experts culturels et acteurs du développement, autour de l’intégration de la culture dans les politiques de paix et de développement durable.
Un espace spécifique sera réservé aux jeunes délégués venus de différentes régions du monde, dans un format de discussions interactives destiné à faire d’eux non plus de simples participants, mais de véritables acteurs de transformation sociale et de paix.
Pour l’UNESCO, ce choix est stratégique. L’Afrique est aujourd’hui le continent le plus jeune de la planète, et sans l’adhésion culturelle de cette jeunesse, toute politique de paix reste fragile.
Par ailleurs, à travers les arts numériques, la musique, la création audiovisuelle et les réseaux sociaux, les jeunes Africains et Afrodescendants façonnent de nouvelles narrations sur le continent, contribuant à démanteler les stéréotypes souvent à l’origine des divisions.
La célébration parisienne s’achèvera par un moment symbolique de diplomatie culturelle, autour de la diversité culinaire africaine et afrodescendante, rappelant que la paix se construit aussi par la rencontre, le partage et la reconnaissance de l’autre.

