L’armée nigériane a annoncé avoir éliminé 45 hommes armés lors d’affrontements survenus vendredi 6 mars dans le nord-ouest du Nigeria, portant un coup d’arrêt aux activités de gangs criminels dans la région de Danmusa.
Cette opération militaire intervient après une tentative de vol de bétail avortée et illustre la détermination des forces fédérales à reprendre l’initiative face à la prolifération des groupes de « bandits » dans une zone déjà fortement marquée par l’insécurité.
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Selon le commissaire à la Sécurité intérieure et aux Affaires intérieures de l’État de Katsina, Nasir Mua’zu, les affrontements ont éclaté après une escalade débutée la veille.
« Après avoir échoué à s’emparer de bétail, les assaillants sont revenus en force le 6 mars pour se venger. Ce qui s’ensuivit fut une bataille intense et acharnée », a précisé Nasir Mua’zu, confirmant que les unités militaires ont neutralisé l’intégralité du groupe.
Le nord-ouest du Nigeria, notamment l’État de Katsina, est fréquemment la cible de gangs armés spécialisés dans les enlèvements contre rançon, le vol de cheptel et le pillage de denrées alimentaires. Ces violences s’inscrivent dans un contexte sécuritaire global alarmant, où le terrorisme et le banditisme ont provoqué des milliers de morts et de nombreux déplacements de population dans la moitié nord du pays.
La situation attire l’attention internationale. Les États-Unis déploient des conseillers militaires pour appuyer les forces nigérianes, mais cette assistance suscite régulièrement des débats sur ses motivations réelles et sur la souveraineté régionale.
Cette opération est présentée par Abuja comme un signal fort de l’État face aux menaces armées, dans une région où la sécurité reste fragile et où les populations continuent de subir les conséquences du banditisme.
