Le gouvernement nigérian a fermement démenti avoir versé une rançon pour obtenir la libération de 230 élèves enlevés dans l’État du Niger, qualifiant de « fiction » les révélations de certains médias internationaux sur le dénouement de l’affaire de l’internat catholique St Mary’s.
Dans un communiqué signé mardi 24 février 2026, le ministre de l’Information et de l’Orientation nationale, Mohammed Idris, a apporté un démenti formel aux publications affirmant qu’une rançon « énorme » aurait été versée et que des commandants militants auraient été libérés en échange de la sécurité des enfants.
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Selon ces rapports relayés notamment par Agence France-Presse (AFP), des fonds auraient été livrés aux insurgés, y compris par hélicoptère. Des affirmations que le gouvernement rejette catégoriquement.
Mohammed Idris a dénoncé une narration fondée sur des « sources de renseignement de l’ombre » et des témoignages anonymes, opposant à ces allégations les déclarations officielles du Bureau du conseiller à la sécurité nationale (ONSA) et du Département des services d’État (DSS).
Pour Abuja, ces accusations relèvent de spéculations contradictoires, dénuées de preuves directes.
Au-delà de la question financière, le ministre a estimé que ces révélations portent atteinte au professionnalisme des forces de sécurité nigérianes. Il a défendu la version officielle selon laquelle le sauvetage des élèves, effectué sans perte en vies humaines, est le résultat d’une « précision opérationnelle » et d’un travail de renseignement efficace.
Le gouvernement insiste sur le fait qu’aucun marchandage n’a été conclu avec ce qu’il qualifie d’« entreprise criminelle structurée en quête de profit ».
Face à ce qu’il considère comme une campagne de désinformation, l’exécutif a appelé les médias à faire preuve de rigueur dans la vérification des faits. Mohammed Idris a averti que la diffusion de rapports spéculatifs pourrait non seulement affecter le moral des troupes engagées contre les groupes armés, mais également encourager ces derniers.
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Le Nigeria réaffirme ainsi sa position de fermeté : aucune rançon n’a été payée et aucun chef militant n’a été libéré dans le cadre de cette opération.

