Plus de 21,6 millions de citoyens ougandais sont appelés aux urnes ce jeudi pour élire leur prochain président et leurs représentants au Parlement, dans un scrutin marqué par une forte tension et des enjeux historiques. Les premiers résultats partiels sont attendus dès jeudi soir ou au plus tard vendredi matin, selon la Commission électorale.
Le président sortant, Yoweri Museveni, 81 ans, brigue un septième mandat consécutif après quatre décennies au pouvoir. Face à lui, le principal candidat de l’opposition, Robert Kyagulanyi, alias Bobi Wine, incarne les espoirs d’une jeunesse largement majoritaire dans le pays.
À Kampala et dans les principaux centres urbains, une présence policière et militaire renforcée a été déployée pour prévenir tout débordement. Toutefois, plusieurs bureaux de vote ont connu des retards logistiques : le matériel électoral a parfois été acheminé en retard et des kits d’identification biométriques ont dysfonctionné, ralentissant le début des opérations.
Par ailleurs, des perturbations majeures d’Internet et des réseaux sociaux ont été signalées dans tout le pays. Ces mesures, déjà observées lors de scrutins précédents, sont vivement critiquées par l’opposition et les organisations de défense des droits humains, qui y voient une entrave à la transparence du processus électoral.
Les bureaux de vote doivent fermer en fin d’après-midi, laissant le pays dans l’attente des premiers chiffres officiels qui détermineront la trajectoire politique de l’Ouganda pour les cinq prochaines années.

