La Coalition « Pamoja kwa Amani » a exprimé sa satisfaction après l’annonce de sanctions américaines visant quatre officiers rwandais et les Forces de défense rwandaises (RDF), accusés par Washington de soutenir le M23 dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC).
Dans son communiqué de presse publié ce lundi, la plateforme citoyenne, engagée dans le plaidoyer pour la paix, la justice et le vivre-ensemble dans l’est du pays, qualifie cette décision américaine de « pas décisif vers la vérité ».
Pour « Pamoja kwa Amani », ces sanctions confirment les dénonciations portées « sans relâche » dans le cadre de ses plaidoyers de haut niveau, concernant le soutien direct du Rwanda aux groupes rebelles et son rôle présumé dans la déstabilisation de la souveraineté congolaise et de la sous-région des Grands Lacs.
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La coalition estime que cette décision constitue également une reconnaissance internationale des souffrances endurées par les populations du Nord-Kivu et du Sud-Kivu « pendant plus de trente ans ».
« Pamoja kwa Amani » exhorte le gouvernement américain à aller au-delà de ce qu’elle considère comme des mesures symboliques. Elle appelle les États-Unis à maintenir « une pression maximale » jusqu’au retrait effectif et vérifiable de chaque soldat rwandais du territoire congolais et au démantèlement de tous les groupes armés, y compris le M23.
Face à la poursuite des hostilités sur différents fronts, que la coalition attribue à « l’obstination » et au « mépris » des accords diplomatiques par le régime de Kigali, elle encourage les États-Unis et l’ensemble de la communauté internationale à envisager « tous les moyens nécessaires, y compris la force », pour imposer la paix et restaurer l’intégrité territoriale de la RDC.
La coalition plaide également pour que ces sanctions ouvrent la voie à des poursuites judiciaires internationales afin que les responsables des crimes commis dans l’est de la RDC ne restent pas impunis.
« Pamoja kwa Amani » réaffirme enfin sa détermination à poursuivre ses actions de plaidoyer auprès des instances internationales, notamment auprès de l’administration américaine, avec l’appui de ses partenaires et de la diaspora congolaise aux États-Unis.
« Le peuple congolais a trop longtemps payé le prix du silence et de l’indifférence de la communauté internationale, l’heure est à l’action contraignante », conclut le communiqué, signé par son modérateur, Jean Chrysostome Kijana, qui pour lui, « la paix n’est une option, mais un droit »
Jean-Luc M.

